La jeunesse éternelle pourrait venir de la transfusion sanguine






5 Mai 2014

La jeunesse éternelle a toujours été recherchée par l’homme. Les Alchimistes et les Sorcières en avaient fait, avec la transformation du plomb en or, leur domaine de recherche privilégié durant le Moyen-Âge. Mais même Nicolas Flamel n’a rien pu faire. Pourtant, selon deux études scientifiques distinctes, le sang « jeune » pourrait être la clé. A croire que les vampires avaient finalement raison…


cc/flickr/ spike55151
Aujourd’hui la jeunesse éternelle passe par l’apparence et par la chirurgie esthétique. A défaut de pouvoir rajeunir le cerveau et les poumons, on rajeunit comme on peut la peau faisant disparaître les rides avec du botox et les cheveux blancs avec des colorations. Pourtant, il y aurait un moyen de faire mieux.

Deux études distinctes, publiées sur les revues scientifiques majeures Science et Nature Medicine, tendraient à prouver la même chose : le sang « jeune » aurait un effet bénéfique sur la santé des personnes plus âgées, notamment un effet régénérateur sur les cellules.

La première étude, menée par les chercheurs de l’Université de Stanford, en Californie, aurait démontré que, sur les souris, la transfusion sanguine d’un individu jeune à un individu plus âgé aurait eu un effet bénéfique sur les cellules du cerveau. Les connexions cognitives, la mémoire ou encore la perception spatiale, qui ont tendance à baisser avec l’âge, auraient été améliorées de manière significative.

Ce serait l’hypothalamus qui bénéficierait le plus de ces transfusions et, pour les chercheurs, ce pourrait être là une nouvelle piste pour la recherche d’un remède pour les maladies dégénératives du cerveau telles qu’Alzheimer.

Mais le cerveau n’est pas le seul organe qui tirerait profit d’une transfusion sanguine intergénérationnelle. L'étude menée par le professeur Amy L. Wagers de l’Université d’Harvard et publiée dans la revue Science aurait démontré que le sang jeune réactiverait la création de tissus dans le cœur, permettant, littéralement, de rajeunir.

Bien entendu, ces résultats n’ouvrent pas la voie à un traitement mais à de nouveaux axes de recherche. Il reste notamment deux problèmes majeurs : d’une part les résultats ont été observés sur des souris et on ne sait donc pas s’ils sont applicables à l’homme ; d’autre part, et c’est là un autre problème, il semblerait que relancer la création de cellules dans les organes du corps humain augmente le risque de cancer.