La prudence des Business Angels est révélatrice






17 Février 2014

BFM Business et la Fédération française des Business Angels ont sorti le baromètre de confiance de ses investisseurs. Le nombre de projets financés est en baisse alors que la demande de financement augmente.


DR Le baromètre des Business Angels
Les pratiques des Business Angels sont révélatrices de la situation économique d’un pays. Le baromètre de la Fédération française avec BFM est donc intéressant pour avoir un bon aperçu du climat des affaires. Les tendances de cette enquête sont le résultat d’un sondage auprès des professionnels du secteur, ils ne sont pas issus de données chiffrées.
 
C’est BFM Business qui en a publié les résultats le 17 février : « Première conclusion sur l’activité du deuxième semestre 2013: les investisseurs sont restés très prudents. » Paradoxalement, « si le nombre de Business Angels a eu tendance à augmenter, le nombre de projets financés a nettement reculé ». Les sommes investies auraient quant à elles tendances à baisser.

L’année 2014 va débuter doucement

« Deuxième conclusion du baromètre: peu de dossiers devraient se dégeler au cours des six premiers mois de 2014. » Pourtant, d’après les résultats publiés par BFM Business, « le nombre de projets à la recherche d’argent frais est estimé en hausse ». La demande d’investissement serait donc « toujours aussi forte » et les sommes investies ne suivraient pas.

Cette « extrême prudence », le vice-président de France Angels, Tanguy de la Fouchardière l’explique ainsi « le principal frein à l’investissement est pour presque la moitié de nos membres l’incertitude réglementaire et fiscale, loin devant la fiscalité des plus-values, la faiblesse de la croissance ou les conditions de sortie des investissements, qui recueillent chacun 15% des suffrages environ. »

En conclusion de la publication des résultats, BFM Business souligne l’impact sur l’emploi que les Business Angels pourraient avoir : « Un frein qui, s’il se desserrait, pourrait provoquer une augmentation des investissements de 30 à 50%, selon la majorité des Business Angels, ce qui représenterait 120 à 180 projets supplémentaires financés sur l’année. Avec à la clé 1000 à 1500 emplois initiaux, et bien davantage à terme compte tenu de la croissance généralement rapide de ces start-up. »