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La reconnaissance faciale pour détecter des maladies




21 Janvier 2019

Une étude qui vient de paraitre dans Nature Médecine montre que l’intelligence artificielle et plus précisément la reconnaissance faciale pourraient rendre de grands services à la médecine. Les auteurs affirment qu’un logiciel est ainsi capable de détecter des anomalies génétiques en analysant des visages.


Creative Commons - Pixabay
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Ce que l’œil ne voit pas forcément, la machine pourrait le percevoir. Un article publié par la publication spécialisée Nature Médecine laisse en effet penser que l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale peuvent assister le monde médical. Une société américaine aurait ainsi mis au point un logiciel capable de détecter des maladies génétiques rares. « Pour ce faire, l’entreprise a collecté 17000 photos distinctes, possédant 200 syndromes distincts, ce qui a permis à ses algorithmes de faire ce travail de détection. La société a testé son outil sur deux maladies qui affectent le développement intellectuel et la mobilité, le syndrome de Cornelia de Lange et le syndrome d’Angelman » nous apprend Be Geek.fr, qui a repéré l’information et la relaie sur son site .

Evidemment, il s’agit de maladies qui impactent le physique et en particulier la face des personnes qui sont touchées avec notamment l’éclaircissement des cheveux et de la peau. D’après les chiffres avancés, le taux de détection du logiciel atteint le chiffre impressionnant de 90% quand les professionnels de santé ne dépasseraient pas 70%. « Ces résultats se confirment par ailleurs, puisque sur 92 syndromes différents, DeepGestalt a reconnu un problème génétique sur 90% des photos analysées. A noter toutefois que l’intelligence artificielle n’est pas encore en mesure d’établir un diagnostic précis, ce qui fait que les experts en maladies génétiques se montrent encore réticents vis-à-vis de cet outil » poursuit le site spécialisé.
De là à envisager une utilisation dans les hôpitaux, il y a un pas qui n’est pas encore franchi précise Be Geek : « La société FDNA admet que son outil n’est pas encore tout à fait abouti, notamment parce qu’il est plus performant sur les patients plus jeunes, mais elle y voit un intérêt certain pour les professionnels de santé : celui de réduire le temps de diagnostic, qui peut être très important pour empêcher l’évolution d’une maladie. »