La vie zéro déchet, mode d'emploi






8 Avril 2016

Importé des États-Unis, le mouvement Zéro déchet a du mal à s’imposer en France.


Zéro déchet ou Zero Waste. Autrement dit, diminuer de manière radicale sa production d’ordures ménagères, notamment, rapporte Catherine Rollot dans Le Monde, « celles qui ne sont pas recyclées ou compostées. » C’est ainsi que les pionniers de ce mouvement né aux États-Unis dans les années 80, préconisent « les bocaux et les sacs en tissu, s’échangent des recettes de produit vaisselle ou de dentifrice fait maison. » Le but ? Pour le bien de tous et pour le bien de la planète, réduire au maximum le volume des ordures ménagères.

En revanche, si le mouvement prend en Europe, particulièrement dans les pays du Sud, Espagne et Italie, en France, c’est plus compliqué. Et cela, malgré une certaine mobilisation des citoyens zéro déchet et une communication, même si pas en fanfare. Dans la pratique, c’est réalisable. Il s’agit de « se débarrasser des habitudes de l’hyperconsommation et du sur-emballé. » Pour autant, alors que le timing est bon, et le mouvement « en résonance avec les préoccupations de l’époque : préserver l’environnement, faire des économies en jetant moins, maîtriser ce que l’on achète » reste isolé.

Il y a bien la ville de Roubaix dans le Nord : « l’un des 153 territoires lauréats de l’appel à projet Zéro déchet, zéro gaspillage lancé par le ministère de l’environnement fin 2014. »  Pourtant, « les plus belles initiatives françaises souffrent de l’absence d’une vision globale en matière de gestion des déchets, et d’un fonctionnement administratif qui éparpille les compétences et donc les responsabilités », explique Flore Berlingen, directrice de l’association Zero Waste France. En cause, un manque politique, « ainsi qu’une certaine négligence citoyenne », selon Le Monde.
 
Malgré tout, en France aussi, le mouvement est porté par l’ultime pionnière en la matière et communicante, Béa Johnson, auteur du best-seller Zéro déchet traduit aux Arènes en 2013. Son blog, Zerowastehome, a été visité par huit millions d’internautes, quand Le New York Times l’appelle la « prêtresse de la vie sans déchets. » Elle « n’achète aucun produit emballé et prône un mode de vie minimaliste qui lui permet de réduire à 1 litre le volume annuel des déchets de sa famille de quatre personnes. » Courage, et yes we can.