Le FMI va verser entre 14 et 18 milliards de dollars à l’Ukraine



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27 Mars 2014

L’Ukraine avait dit avoir besoin de 35 milliards de dollars pour rembourser ses dettes et éviter la catastrophe économique. Un plan d’aide international d’environ 27 milliards de dollars a été avancé et le FMI participera à hauteur de minimum 14 milliards.


Les événements politiques ukrainiens ont encore compliqué sa situation économique, déjà préoccupante. En décembre 2013, Moscou proposait une aide de 15 milliards de dollars accompagnée d’une baisse des tarifs du gaz. Ce soutien avait fait suite au refus du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, de signer un accord de zone de libre échange avec l’Union européenne. Après un premier versement, les événements politiques ont bloqué la suite du versement.

Fin février, le ministère des Finances annonce dans un communiqué publié par Reuters que le pays a besoin de 35 milliards d’ici deux ans pour ne pas plier sous ses dettes. Le gouvernement ukrainien ajoutait qu’un premier versement est nécessaire « dans les jours ou semaines à venir ».

L’UE et le FMI sortent leur chéquier

Depuis, les déclarations de l’UE et du Front monétaire international (FMI) sont plutôt favorables à des aides internationales. L’UE d’abord dit, début mars, vouloir verser 11 milliards en deux ans.

Jeudi 27 mars, le FMI annonce le versement, aussi en deux ans, d’une aide comprise entre 14 et 18 milliards de dollars. Sur son site internet, l’institution explique que « les évènements politiques et économiques de ces derniers mois ont permis à l'Ukraine de parvenir à une certaine stabilité mais des défis compliqués l'attendent (...) En outre, les mesures mises en place en février et mars ont contribué à stabiliser les marchés financiers (...) les perspectives économiques restent sombres, avec un pays en récession. En l'absence d'accès au marché, d'importants remboursements de la dette extérieure se profilent en 2014-15. »

Au pied du mur, l’Ukraine devra finalement agir sur les taux de change et sa politique énergétique, critères de conditionnalité du FMI. Lorsque le Président Ianoukovitch avait finalement refusé l’accord avec le Fonds, il expliquait que ces conditions étaient trop lourdes. Les récents événements ont enlevé de la table des négociations l’offre alléchante de la Russie et, d’un point de vue économique, c’est un retour à la case départ.