Le décret contre les enseignes lumineuses toujours pas publié






23 Aout 2022

Parmi les mesures que le gouvernement a annoncées afin de réduire la consommation d’énergie en France, un peu par souci écologique mais surtout par souci économique, le décret concernant les enseignes lumineuses tarde à être publié. Pourtant, il avait été annoncé le 24 juillet 2022 et devait porter également sur la question des magasins climatisés et leurs portes ouvertes.


Un décret repoussé de quasiment deux mois malgré les annonces

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, avait annoncé en grande pompe dans un entretien au Journal Du Dimanche publié le 24 juillet 2022 la publication d’un décret visant à lutter contre la consommation inutile d’énergie. Le décret devait être publié « dans les prochains jours » déclarait la ministre, notamment car une partie de celui-ci portait sur une mesure qui avait surtout du sens durant l’été.

Finalement, le Journal officiel n’en n’aura pas vu l’ombre. Le ministère a dévoilé la nouvelle date, repoussée de quasiment deux mois : « d’ici la fin de l’été », soit fin septembre 2022. Officiellement, le problème du retard serait né du fait que le Conseil d’État doit évaluer et valider les mesures. C’est ainsi qu’elles n’auront pas été rendues obligatoires durant tout l’été 2022.

Les enseignes enfin éteintes, la clim sera restée ouverte

Si la ministre avait annoncé les décrets dans l’urgence c’est qu’un pan de la mesure concernait les magasins climatisés : ils auraient eu l’obligation de garder la porte fermée, ce qui ne plaisait guère aux concernés qui se plaignaient que ça aurait pu avoir un effet négatif sur l’attrait pour la clientèle. Avec le retard pris par le gouvernement, ils auront finalement pu garder la porte ouverte durant tout l’été.

Autre mesure, qui aurait évidemment pu être prise sans conséquence depuis plusieurs années déjà : l’extinction des enseignes lumineuses. Entre 1 heure et 6 heures du matin, elles devront être éteintes. Le gouvernement espère ainsi réduire la consommation d’électricité de la France, bien que la nuit ne soit pas un moment de tensions majeures sur le réseau électrique.