Le dernier télégramme de l’histoire française vient d’être envoyé



Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur



2 Mai 2018

Les télégrammes français ne connaitront jamais le mois de mai 2018. Le dernier message a été envoyé lundi 30 avril à 23h59 par Orange qui arrête définitivement ce moyen de communication. Un moment historique.


ILD
Clap de fin pour les télégrammes en France. Le dernier vient d’être envoyé par Orange et c’est désormais bel et bien terminé. Le 30 avril à 23h59, Orange mis un point final à ce moyen de communication qui a révolutionné les habitudes et a été un premier pas vers l’instantané. Les nouvelles technologies et pratiques ont naturellement mis à l’annexe ces messages d’une autre époque.

L’annonce a ceci d’amusant qu’en apprenant que c’est désormais terminé, on apprend aussi que des milliers de télégrammes étaient encore envoyés à l’heure d’internet et des téléphones portables. Les chiffres précis des dernières années n’ont pas été publiés mais plusieurs médias avancent, à titre d’exemple, qu’en 2005 on recensait pas loin de 900 000 télégrammes envoyés chaque année.

Lancé en France en 1879, les télégrammes ont bien vécu. Ils étaient gérés par France Telecom devenu ensuite Orange. « Une longévité de cent trente-neuf ans pour le télégramme, qui, comme l'a écrit Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d’Orange, doit laisser sa place au profit des nouvelles technologies » commente Cnews. Le site de la chaine d’info en continu explique par ailleurs que le service était en chute libre d’année en année sans donner les chiffres de l’année 2017. « Pour expédier un télégramme jusqu’au 30 avril dernier, un particulier devait ainsi appeler un numéro gratuit et dicter son message à un téléconseiller, lequel le recopiait et l’archivait avant de l’envoyer par courrier. Une autre possibilité consistait à passer une commande sur le site Telegramme.com  » nous apprend l’article.

Alors qu’on imaginait plutôt des personnes âgées fidèles au procédé, le site spécialisé Universfreebox.com avance que ce n’était pas le cas : « Mais qui utilisait encore ce service ? Principalement les professionnels, entreprises de transport, agences immobilières, tribunaux et quelques particuliers pour certains événements ( naissance, décès etc). Bref, RIP. ’ NNNN ’ (fin de transmission). »