NLTO
Not Like The Others
// MAGAZINE HORS NORME POUR HYPERACTIFS DISTINGUÉS //





Suivez-nous
Twitter
Facebook
Rss







Médias : presse écrite en voie d’extinction et domination numérique ?





Avec l’explosion du digital, comment la presse papier peut survivre avec des recettes de publicité réduites ? Quel aspect aura le marché dans quelques années ?


blogs.e-artsup.net
blogs.e-artsup.net
Aujourd’hui, avant même de parler de la presse papier qui traverse une crise existentielle, le monde des médias, dans son ensemble, doit faire face à un bouleversement 2.0. Résultat, c’est compliqué de prédire sa situation à terme, même dans dix ans. Les patrons de presse naviguent à vue. Mais l’essentiel, pour survivre aujourd’hui, en plus de prendre le bon tournant numérique, est d’avoir une vision et une approche pragmatiques.
 
Le nerf de la guerre est le suivant : demain, pourra t-on rendre payant l’accès à la presse numérique, après avoir donné l’habitude au public, de la gratuité ? Depuis quelques années, les contenus s’érodent, deviennent de moins en moins spécialisés. La conséquence directe est une audience flottante, qui zappe, difficile à capter. Cette façon de consommer de l’information est aussi liée à la rapidité des bouleversements technologiques.
 
Le numérique n’a pas forcément tout écrasé pour autant. Si la presse papier traverse une période trouble, ses représentants doivent se réinventer. Le problème est un problème de positionnement. Pendant des années, le numérique a été considéré comme une « ligne bis » capable de diffuser les mêmes informations que celle publiées dans les journaux. Hors, l’important est d’imaginer de nouveaux contenus, publiés de façon innovante.
 
Le numérique est un enjeu de taille, mais il doit aussi pousser les journalistes à renouveler leur façon de travailler. Ce qui sauvera l’un et l’autre, sont des parti-pris qualitatifs et exclusifs. Aujourd’hui, il est fondamental de revitaliser les contenus. Ces deux éléments sont essentiels pour le futur de la presse.
 
Il y tant de journaux, que le marché va subir une sélection naturelle. Seuls subsisteront les publications indispensables, qui sortent du lot grâce à des contenus qualitatifs. Tout ce qui est superficiel est appelé à disparaître. Certains patrons de presse seront tentés de lâcher l’affaire, car pour eux, le papier est obsolète. D'autres en revanche, ont raison de s’accrocher, car la combinaison papier - digital, bien exploitée, représente des possibilités exceptionnelles. Ce qui est certain, c’est que le marché tel que nous le connaissons va changer. Pas forcément de façon soudaine, mais en même temps que l’apparition de nouveaux paliers numériques.
 
Le challenge est de réussir à se maintenir malgré des rentrées publicitaires moindres. Avec la diminution de la publicité, le lecteur doit consentir à débourser de l’argent. Comme autre piste, papier et digital doivent également fonctionner ensemble. Il faut se donner les moyens de développer fortement les activités digitales. Même si cela demande de nouveaux agencements au sein des rédactions. Le travail d’enquête doit être la priorité, avec des pôles d’investigation flexibles et hyper réactifs.
 
Cette réduction annoncée de la publicité, induit la disparition des gros tirages. Lancer des titres avec un tirage de plus d’un million d'exemplaires appartient désormais au passé. En revanche, il ne faut pas tirer un trait sur tout : certains lecteurs continuent de privilégier la presse papier pour des contenus très qualitatifs. Mais les contenus de qualité s'imposent aussi de plus en plus en ligne.