Motos : nuisances sonores, un élu de Paris propose une interdiction de circulation la nuit






7 Février 2024

Pierre-Yves Bournazel, élu de l'opposition et membre du groupe Horizons, suggère une interdiction de circulation nocturne pour les motos et les scooters thermiques. Celle-ci passerait par une première phase d'expérimentation d'un an.


Une proposition controversée

La proposition de Pierre-Yves Bournazel, qui sera prochainement débattue au Conseil de Paris, suggère d'expérimenter l'interdiction de circulation des deux-roues thermiques entre 22 heures et 7 heures du matin pour une durée d'un an. Cette mesure radicale fait suite à l'instauration du stationnement payant pour ces véhicules et vise à atténuer les nuisances sonores nocturnes. En effet, selon une étude du Plan d'amélioration de l'environnement sonore de la Ville de Paris, le sommeil de la moitié des Parisiens serait altéré par le bruit, un fléau que l'Organisation mondiale de la santé considère nuisible au-delà de 30 décibels.

L'initiative reçoit un accueil partagé. David Belliard, adjoint EELV aux mobilités, reconnaît l'intérêt de la mesure pour la qualité de vie des Parisiens et la transition écologique, mais il a aussi confirmé que la compétence de cette décision relève de la Métropole du Grand Paris, ce qui rend son application impossible, du moins, pour le moment.  Les motards, quant à eux, critiquent le projet, le jugeant inutile et soulignant que le bruit est généré par diverses sources, pas uniquement les deux-roues thermiques.

La nécessité de trouver des solutions équilibrées

La proposition de Pierre-Yves Bournazel pourrait avoir un impact significatif sur le marché des deux-roues thermiques à Paris, qui a déjà essuyé une baisse de 19% d'immatriculation sur la seule année 2023. Pour encourager le passage aux véhicules électriques, l'élu promet de nouvelles aides financières pour l'achat de deux-roues électriques ou de vélos et vise à généraliser les radars sonores dans toutes les rues parisiennes

L'initiative de Pierre-Yves Bournazel, bien qu'elle divise, met en lumière une volonté commune de repenser la mobilité urbaine pour une ville plus calme et plus verte. Et les réactions des usagers concernés démontre surtout la nécessité de trouver des solutions équilibrées qui respectent les besoins de tous les citadins. Entre incitations financières et développement d'alternatives écologiques, Paris cherche son chemin vers une nuit plus silencieuse et un avenir plus vert. Ce qui est sûr, c'est que la bataille contre les véhicules thermiques ne fait que commencer.