Ne pas installer Linky va faire grimper la facture dès 2025






2 Décembre 2021

Le gouvernement espère faire de Linky une pièce centrale de sa stratégie de réduction de la consommation énergétique des ménages, tout en permettant de faire faire des économies au gestionnaire du réseau électrique grâce aux relevés automatiques à distance. Mais certains Français sont toujours opposés à l’installation du compteur connecté. La CRE réfléchit donc à prendre des sanctions.


2025 : date limite pour l’installation de Linky

Pixabay/Couleur
Dans un document publié le 25 novembre 2021, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) revient sur le déploiement de Linky en France. Le compteur connecté est déjà installé dans près de 90% des ménages, souligne-t-elle, soit dans 34 millions de foyers. Le déploiement massif prendra donc fin en décembre 2021 « comme prévu », souligne-t-elle.

Si elle est consciente de quelques problèmes isolés qui auraient pu empêcher l’installation de Linky chez certains Français, elle veut pousser l’adoption du compteur connecté plus loin, surtout chez les 10% qui sont encore réticents, accusant Linky d’être une invasion de leur vie privée ou d’ondes électromagnétiques néfastes pour la santé. Pour ce faire, la CRE pourrait décider de sanctions économiques.

Ne pas avoir Linky va bien coûter de l’argent

Aucune décision n’a été prise, mais elle pourrait l’être dès 2022, selon la CRE : des sanctions financières seront appliquées aux ménages qui n’auraient pas, à l’horizon de 2025, installé Linky. Après cette date, la CRE jugera que la non-installation de Linky sera bien un choix délibéré des ménages qui en seront alors tenus responsables.

Les sanctions se concrétiseront sous la forme d’une augmentation de la facture d’électricité, et plus particulièrement sur un montant supplémentaire à payer chaque mois que la CRE prévoit être de 5,33 euros, ce qui représente 64 euros par an.

Mais une autre sanction pourrait frapper certains ménages avant 2025 : ceux qui ne communiquent pas leurs relevés de consommation, appelés ménages muets, pourraient être facturés de 4,16 euros par mois de plus entre 2022 et 2024.