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Plus ils sont transformés, plus les aliments sont dangereux pour la santé




15 Février 2019

Une étude avance la possibilité d’un lien entre la consommation des aliments transformés et le développement de cancers. Les plats préparés et les surgelés sont particulièrement concernés.


Creative Commons - Pixabay
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Si les images de Tricatel deL’Aile ou la cuisse étaient caricaturale, difficile de ne pas repenser à ce film avec Louis de Funès sur les coulisses de la fabrication de nourriture. En parallèle du développement des produits bio et de la vente directe, le secteur des aliments transformés continue à prospérer. Les plats déjà prêts, les pizzas et autres snacks surgelés sont pourtant mauvais pour la santé, on le sait. Mais une étude va encore plus loin en soulevant le lien entre ces produits alimentaires et les risques de mortalité par le développement de cancers. « Des études précédentes avaient déjà fait le lien entre ce type d’aliments et des risques accrus d’obésité ou d’hypertension. Dans ces aliments transformés de nombreuses fois, les scientifiques incluent les boissons sucrées, les plats préparés et, plus globalement, tous les aliments contenant des additifs en grande quantité » nous apprend Maxi Sciences. Interrogée par l’Agence France presse, une des responsables de cette enquête explique que « ce sont des produits alimentaires qui contiennent de nombreux ingrédients et qui sont fabriqués avec de nombreux processus industriel. Généralement, ce sont des plats à réchauffer et à manger, pas chers et facilement transportables. »

« Les produits dans le viseur des chercheurs sont ceux qui appartiennent à la catégorie 4 de la classification NOVA, une échelle informant les consommateurs sur le degré de transformation des aliments. Dans cette catégorie 4 se trouvent ceux qui ont été chauffés à haute température pendant leur confection, qui incluent des additifs ou des émulsifiants, mais aussi ceux dont la composition met en jeu de grandes quantités de sels et de sucres.  Pour arriver à leurs résultats, les scientifiques ont monitoré les habitudes alimentaires de 45.000Français de plus de 45 ans. Les cobayes devaient, une fois tous les six mois, enregistrer en ligne ce qu’ils avaient mangé ou bu pendant une journée » poursuit le site spécialisé. Après sept années de travail, six cents personnes étaient mortes parmi le panel, « en épluchant les résultats, les scientifiques se sont aperçus qu’une augmentation de 10% de la proportion d’aliments ultra-transformés était corrélée à une augmentation de 15% de la mortalité » relève Maxi Sciences.