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Pour les ados dépressives, les réseaux sociaux sont omniprésents




8 Janvier 2019

Une étude britannique met en parallèle le rapport aux réseaux sociaux et la dépression chez les adolescents. Le résultat est affolant et montre une situation encore plus préoccupante chez les jeunes filles.


Creative Commons - Pixabay
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Environ 4 filles sur 10 qui souffrent de dépression passent plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux. Le chiffre issu d’une étude britannique fait froid dans le dos. En cherchant à évaluer les effets des réseaux sociaux sur la santé des ados, l’University College of London a analysé les données de plus de dix mille jeunes nés entre 2000 et 2002 dans le pays. « Chez ceux qui fréquentaient les réseaux sociaux jusqu’à plus de cinq heures par jour, force est de constater que les résultats sont alarmants : les symptômes dépressifs décelés chez les filles dans ce cas augmentent de 50% par rapport à celles qui ont une utilisation moins frénétique d'Instagram ou Twitter. Chez les garçons, cette hausse n'est "que" de 35%. Un écart qui s'explique entre autres par le fait que les adolescentes demeurent les plus grandes utilisatrices de réseaux sociaux (40% des filles sondées les utilisent plus de 3 heures par jour contre seulement 20% de garçons) » relève LCI .

Ce qui ressort notamment de cette étude, c’est l’impact des réseaux sociaux sur le sommeil et la confiance en soi. « Ajoutez à cela le fléau du harcèlement en ligne, très présent chez les sondé.e.s - 40% des filles et 25% des garçons avouent l'avoir déjà subi - qui n'arrange rien à l'affaire » continue l’article de la chaine d’info.

Le principal défi pour les parents repose sur le fait que durant cette période délicate qu’est l’adolescence, les réseaux sociaux ajoute à la complexité. Les évolutions affectives, hormonales ou la rébellion sont des classiques de cette tranche d’âge que les parents ont eux aussi traversée. En revanche, pour ceux qui ont grandit sans réseau sociaux, le rapport des plus jeunes à ces espaces est souvent un mystère. Au cas par cas, des discussions patientes et intéressées peuvent être la solution pour essayer de comprendre ce que les ados y cherchent. Il sera surement ensuite plus facile de mettre quelques lignes jaunes pour les protéger d’une addiction et de ses conséquences sur la santé.