Préhistoire : la place centrale des découvertes de grottes ou sites



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16 Aout 2022

Que ce soit pour les spécialistes et universitaires ou le grand public, les grottes ou abris ornés ont joué un rôle majeur. La France à ce titre peut s’enorgueillir d’avoir sur son sol plus de la moitié des trois cents lieux de ce types découvert dans le monde.


La préhistoire est une période difficile à étudier et chaque découverte majeure a permis de faire des avancées énormes. Raison pour laquelle la France a mis en place une politique ambitieuse de préservation du patrimoine de ce type. « Près de trois cents grottes ou abris ornés sont connus à ce jour dans le monde, dont 187 répertoriés en France. Trois découvertes majeures - auxquelles s'ajoute la découverte récente de la grotte de la Licorne à La Rochefoucauld en Charente - sont venues enrichir au XXe siècle ce riche patrimoine protégé puisqu'une grotte ornée sur deux est classée ou inscrite au titre des monuments historiques. Pour protéger et mettre en valeur ce patrimoine, le ministère de la Culture mène une politique active qui vise à combiner impératifs de conservation, contrôle scientifique et débouchés culturels à des fins de médiation » explique le ministère.

 

Concernant la compatibilité entre conservation et l’ouverture au public, les autorités culturelles françaises expliquent avoir « eu recours à des fac-similé visitables afin d'éviter une fréquentation du site qui pourrait leur porter atteinte. Ces répliques ont été rendues possibles par l'utilisation de nouvelles technologies innovantes. »

 

Dans son communiqué le ministère de la Culture revient en détails sur le cas des grottes de Lascaux. Leur histoire, ainsi que les défis qui ont été rencontrés avec les leçons qui ont été retenues : « Cette richesse de décor suscite enthousiasme et fascination et attire les visiteurs, parfois jusqu'à 1 800 par jour. Pour les accueillir, des aménagements touristiques sont réalisés à partir de 1947 avec notamment le retrait de l'éboulis d'entrée qui régulait les échanges d'air avec l'extérieur. Ceci déstabilise le fragile écosystème de la grotte, dérègle ses paramètres climatiques et hygrothermiques et met en danger la conservation des lieux avec l'apparition de moisissures sur les zones non ornées et accessibles. La cavité est aussi sujette au réchauffement climatique car située à faible profondeur et donc particulièrement sensible à l'évolution des températures extérieures. Sa fermeture au public est décidée en avril 1963. Depuis, la grotte fait l'objet d'une surveillance rigoureuse avec un contrôle constant des parois, du climat et de l'humidité ».