RATP et SNCF déclarent la guerre aux 220 000 fraudeurs quotidiens en Ile-de France



Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur



3 Octobre 2016

Chaque jour 220 000 personnes utilisent les transports sans payer. La fraude représenterait une perte de 171 millions d’euros pour la RATP et 63 millions pour la SNCF. De quoi justifier une nouvelle offensive des deux entreprises avec des amendes qui augmentent.


La SNCF et la RATP ont décidé de faire monter un peu plus la pression sur les fraudeurs. Alors que les agents vont avoir des moyens supplémentaires pour répondre aux enjeux sécuritaires, la seconde priorité semble avoir été mise sur la guerre contre la fraude. « Après la campagne lancée par Transilien mi-septembre, la RATP et la SNCF ont mis en œuvre, dans le cadre du dispositif prévu par la loi Savary votée en mars dernier, samedi 1er octobre un plan d'action. Les agents peuvent ainsi travailler en tenue civile, et pourront être armés, conséquences des attentats des derniers mois, et les amendes ont augmenté en moyenne de 20% » résume le site Boursorama .

Les tarifs vont être plus salés. Ceux qui ont un billet non valable vont payer 35 euros alors que ceux qui n’ont pas composté vont payer 50 euros, jusqu’ici ces deux catégories de fraudeurs payaient 33 euros. Les plus sanctionnés seront toujours ceux qui utilisent la carte ou l’abonnement d’une autre personne, au lieu des 50 euros qu’ils risquaient ce sera désormais 70 euros. Enfin, les frais de dossier vont passer à 50 euros au lieu de 30 euros jusqu’ici.

Des millions de pertes pour les deux entreprises

« Pour la RATP, la fraude représente "171 millions d’euros de pertes théoriques de recettes", et 1,45 million d’infractions comptabilisées (dont 36 % payées immédiatement, rapportant 20 millions), et près de 925.000 PV dressés (avec un taux de recouvrement de 15 %, rapportant 7 millions d’euros) » écrit Boursorama, en reprenant des informations de 20 Minutes.
Avec 220 000 fraudeurs chaque jour, le manque à gagner est énorme aussi pour la SNCF qui parle de 63 millions d’euros perdus chaque année. De quoi motiver les entreprises à investir dans une politique de contrôle plus intense.