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Resto 2.0





À San Francisco, ville à l’avant-garde des cultures numériques, le premier restaurant numérique vient d’ouvrir ses portes.


Les serveurs ? Pas de serveurs. Ni pour apporter une carte, ni pour prendre la commande, ni pour encaisser. C’est un MacDrive alors ? Que nenni. C’est Eatsa. Un restaurant numérique situé à San Francisco, Mecque, comme sa région, des écosystèmes numériques. Dans la foulée, le restaurant a pour projet de remplacer les cuistots par des robots. Bientôt, il n’y aura donc plus d’interaction humaine. La révolution numérique est en marche.
 
Il y a quand même quelques préposés « humains » en T-Shirt rouge pour rassurer le commun des mortels qui pénètre dans cet antre futuriste... et pour débarrasser ! Eatsa est ce qui se rapproche le plus du restaurant de demain. Mais pas forcément de ce qui fait envie. D’abord, Eatsa, est un restaurant 100% végétarien, ce qui n’a rien d’étonnant dans une ville déjà très bio et qui a pour ambition de devenir la ville la plus verte du monde. Pire, chez Eatsa, c’est le quinoa, qui sert de base à la majorité des plats. Aimer les graines donc.
 
Mais à San Francisco, on aime les graines. Et depuis la fin du mois d’août dernier, date d’ouverture de ce restaurant numérique, le quidam s’y presse, bio et geek, à l’image de la ville. D’ailleurs, Eatsa, a été fondé par David Friedberg, un ingénieur astrophysicien, ancien de chez… Google et créateur d’une société spécialisée dans « le big data appliqué à l’agriculture », précise M Le Magazine du Monde. Son restaurant 2.0 a d’ailleurs ouvert dans un des quartiers high-tech de la ville, Rincon Plaza, concentration techy par excellence. Pas étonnant donc que les commandes se prennent via des iPad et autres panneaux électroniques et tactiles.
 
Et comme à la cantine ou au self, on remplit son plateau repas de bowls en carton recyclé : quinoa donc, quinoa haricots, quinoa pois chiches… Rien de bourratif ! Auto-mesure des calories, ce qui est logique dans un resto numérique. Et le reste suit aussi : un reçu est envoyé par email sur le smartphone du client. Et le pire, la commande atterrit dans un casier transparent, soit un cubby. Le casier est également tactile, et s’ouvre « de deux pressions de l’index » rapporte M. David Friedberg a raison de préciser : « c’est un système de livraison de nourriture, la technologie nous permet de repenser complètement la façon dont les gens s’alimentent », plus qu'un restaurant. Alors, robot-restaurant ou bistrot traditionnel ? Bistrot tradi sans hésiter.