Succès pour le lancement du premier nanosatellite français



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19 Décembre 2019

Depuis le centre spatial de Guyane, le premier nanosatellite français a été lancé avec succès. Baptisé Angels, il a été mis en orbite sans accros mercredi 18 décembre.


La France reste une puissance spatiale de premier plan. La mise en orbite du premier nanosatellite français en fait la démonstration. « Angels, le premier nanosatellite industriel français, a été lancé mercredi à bord du vaisseau Soyouz VS23 du centre spatial guyanais de Kourou, puis mis en orbite avec succès. Prévu initialement mardi, le tir du vaisseau russe avait été reporté à la suite de l'interruption de sa séquence automatisée 1h25 avant le décollage. La 23e mission Soyouz a finalement débuté mercredi à 09h54 GMT, retransmise en direct à la Cité de l'Espace, à Toulouse » rapporte Reuters.

C’est le couronnement d’année de travail. En 2017, le programme Angels – Argos-Neo on Generic Economical and Light Satellite – a été lancé par la société Hemeria basée à Toulouse et le Centre national d’études spatiales (Cnes). Le Cnes a financié l’essentiel des dix millions d’euros du programme en mettant sept millions au pot. Hemeria a pris en charge le reste des subsides. « D'un poids de 18,3kg (26,2kg avec son caisson déployeur), le nanosatellite Angels a été fabriqué sous la forme d'un cube comprenant douze unités d'environ 10 centimètres de côté. Il embarque à son bord la charge utile Argos-Neo développée par Thales Alenia Space et Syrlinks pour le compte du Cnes. L'instrument Argos-Neo, le premier d'une nouvelle génération miniaturisée, vient compléter la flotte actuellement en orbite du système Argos de collecte de données et de localisation de balises dédié à l'étude et à la protection de l'environnement. Il est dix fois plus léger (1,5kg) et trois fois plus économe en énergie pour les mêmes fonctionnalités que la génération précédente » précise l’agence de presse économique. 

Le lancement démontre aussi le succès de la coopération internationale dans le domaine spatiale. Lors de sa mission, le lanceur russe avait pour mission principale le lancement d’un satellite italien d’observation. Angels, ainsi que troius autres satellites européens, étant des « passager secondaires ».