Uber tremble, un concurrent moins cher et plus respectueux des chauffeurs débarque



Journaliste pour VA Press. En savoir plus sur cet auteur



5 Octobre 2017

La concurrence était inévitable pour Uber qui a ouvert le chemin pour le secteur des VTC. La guerre avec les taxis n’est pas encore terminée qu’un nouveau front s’ouvre à Paris avec l’arrivée de Taxify. Moins cher et plus généreux avec ses chauffeurs, l’application venu d’Estonie et soutenue par le chinois Didi – ennemi juré de Uber – va chambouler le secteur.


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Uber est devenu un symbole, un processus même avec le concept « uberisation » utilisé abusivement dans toutes les situations. Mais être un symbole ne protège pas de la concurrence comme le sent la compagnie américaine. En ouvrant la voie dans de nombreux pays pour le secteur des VTC, Uber voit aux quatre coins du monde s’installer des concurrents qui utilisent la mauvaise image du groupe pour se positionner en alternative.

L’arivée de la start-up estonienne Taxify est dans le domaine un cas d’école. Alors que les deux principales critiques des utilisateurs français d’Uber sont sur le fait que les coûts ne sont pas tellement inférieurs de ceux des taxis et que les chauffeurs sont maltraités, Taxify avance deux arguments aux allures de réponses. « Son but est clair: conquérir jusqu'à un tiers du marché très disputé des VTC parisiens en un an en proposant des courses à des tarifs 10% inférieurs à ceux d'Uber et une meilleure rémunération pour les chauffeurs. Taxify ne leur prélève en effet qu'une commission de 15% par course contre 25% pour son concurrent américain » résume Le Figaro. Et ça marche puisqu’il y aurait déjà deux mille chauffeurs opérationnels jeudi 5 octobre jour du lancement et cinq mille sur liste d’attente.

Mais attention, l’image de la petite pousse estonienne venue concurrencer le géant Uber est un peu simpliste. « Taxify, qui se dit rentable depuis l'année dernière avec un chiffre d'affaires de l'ordre de plusieurs dizaines de millions d'euros, a déjà une expérience solide dans le secteur des VTC. La jeune pousse, créée en 2013, a déjà conquis l'Est de l'Europe, de l'Estonie, son pays natal, à l'Ukraine ou encore la Géorgie. Elle est également présente en Afrique (Nigeria, Afrique du Sud...), au Mexique et au Moyen Orient . Au total, ses voitures circulent dans 19 pays et la plateforme revendique plus de 3 millions d'utilisateurs » ajoute le quotidien. Mais surtout dans son capital on trouve Didi Chuxing, l’application chinoise de chauffeurs avec véhicules qui a vaincu Uber en Chine et est déjà valorisé à 50 milliards de dollars.