Un médicament contre Alzheimer a été autorisé aux États-Unis






8 Juin 2021

Un nouveau médicament contre la maladie d'Alzheimer va être autorisé aux États-Unis, a annoncé lundi 7 juin 2021 l'Agence américaine des médicaments (FDA) dans un communiqué.


Une mise sur le marché contestée

Après de vives controverses autour de son autorisation, l’Aduhelm un médicament produit par l'entreprise pharmaceutique Biogen contre la maladie d’Alzheimer, a été été approuvé lundi 7 juin par la fédération américaine du médicament (FDA). L’agence américaine a autorisé cette mise sur le marché sous forme d’une « approbation accélérée » en la soumettant à quelques conditions. Pour résumer, s'il s'avère que le médicament ne fonctionne pas comme prévu, la FDA pourra prendre des mesures pour le retirer du marché.
 
Cette décision va à l’encontre de l’avis consultatif rendu en novembre dernier par un comité scientifique indépendant jugeant que le médicament n’avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité. Mais selon la FDA, ce traitement est porteur d’espoir. Il permet de réduire la présence de plaques bêta-amyloïdes dans le cerveau, de diminuer de 23% le déclin cognitif par rapport à un placebo et de ralentir jusqu'à 40% la perte d'autonomie. 

L’Alzheimer est la sixième cause de mortalité aux États-Unis

La maladie d’Alzheimer est la sixième cause de décès aux États-Unis. Et à l’heure actuelle, plus de 6 millions d’américains ont la maladie d’Alzheimer. Un nombre qui ne va pas aller en s’améliorant du fait du vieillissement de la population. Mais comme c’est une maladie contre laquelle la recherche stagne depuis plus de 20 ans, le communiqué de la FDA a été accueilli favorablement aux États-Unis.
 
Cela faisait plus de deux décennies que les États-Unis n’avaient pas autorisé un traitement contre la maladie d’Alzheimer, a rappelé le Wall Street Journal. Donc Aduhelm offre une lueur d’espoir aux européens. Le professeur Bruno Vellas, gériatre et membre de l'Académie nationale de médecine et coordonnateur du Gérontopole du CHU de Toulouse, et ses équipes ont enjoint la partie française et européenne à accélérer les recherches pour arriver à un traitement.