Une nouvelle grève pour les médecins généralistes de France






26 Décembre 2022

La mobilisation des médecins généralistes ne faiblit pas en cette fin d’année 2022. Alors que l’Hexagone est frappé par une triple épidémie, entre la grippe, la neuvième vague de Covid-19 et la bronchiolite, les cabinets des médecins libéraux pourraient être fermés. Plusieurs syndicats ont en effet relayé l’appel à la grève du collectif « Médecins pour demain ».


Une deuxième mobilisation en moins d’un mois pour les médecins

Faisant écho aux problèmes de l’hôpital public, en pleine crise, les médecins libéraux sont appelés à fermer leurs cabinets en France durant la dernière semaine du mois de décembre 2022. Le collectif Médecins pour demain lance une grève dès lundi 26 décembre 2022. Une grève qui pourrait être fortement suivie : les principaux syndicats des médecins ont relayé l’appel à la mobilisation.

Le collectif est déjà à l’origine de la grève des médecins libéraux qui a frappé la France les tous premiers jours du mois de décembre 2022. Mais les revendications n’ont pas été écoutées, et c’est donc une deuxième mobilisation qui est lancée. Elle aboutira, le 5 janvier 2023, sur une manifestation qui devrait être organisée dans la Capitale.

Les médecins demandent une revalorisation de la consultation

La revendication principale du collectif, qui s’est organisé sur les réseaux sociaux, est celle d’une revalorisation de la consultation. Actuellement de 25 euros, Médecins pour demain demande à ce qu’elle soit doublée, soit 50 euros. Une nécessité, selon eux, pour redonner de l’attractivité au secteur alors que la France se transforme de plus en plus en un véritable désert médical.

La question du montant fait toutefois débat au sein des syndicats. Si d’une manière générale ils demandent une revalorisation du prix de la consultation, tous ne reprennent pas la somme de 50 euros. Mais il paraît difficile de croire que l’exécutif répondra favorablement à la demande, alors que la Sécurité sociale connaît un énorme déficit renforcé par la crise sanitaire.