Vins et spiritueux : soupçons d’entente sur les prix entre Marie Brizard et Copagef






11 Janvier 2021

L’Autorité de la concurrence soupçonne les groupes Marie Brizard et Copagef Cofepp de s’être entendus sur les prix de vins et spiritueux entre 2015 et 2017.


Soupçons d’entente sur les prix entre les deux groupes.

L’Autorité de la concurrence soupçonne un nouveau cartel, celui des vins et des spiritueux. Deux grands groupes du secteur, Marie Brizard, Cofepp et Copagef sont soupçonnés de s’être entendus sur les prix de certains produits alcoolisés entre 2015 et 2017. Le groupe Copagef est notamment propriétaire des entreprises Baron de Lestac, Roche Mazet ou bien encore Castel Frères. 

L’entente des prix se serait faite par le biais d’une personne membre du conseil d’administration de Marie Brizard mais également cadre du groupe Castel. En mai 2015, le groupe Copagef par le biais de deux filiales dont Castel, monte à 20% du capital de Marie Brizard et obtient de ce fait un siège au sein du conseil d’administration. Un siège qui est alors occupé par une cadre du groupe Castel. 

L’Autorité de la concurrence cherche donc à savoir si une entente sur les prix a pu être conclue entre les deux groupes par le biais de cette dirigeante et par un transfert d’information stratégiques. Notamment sur les prix des boissons aromatisées au vin « Fruits and Wine » de Marie Brizard et « VeRy Ramp » de Castel.

Une enquête lancée en avril 2019

L’Autorité de la concurrence soupçonne également Marie Brizard et Cofepp de s’être entendus sur les prix. Cette entente aurait touché les spiritueux comme les whiskys Label 5 et Sir Edward’s ou les rhums Old Nick et Saint James. Ainsi, l’Autorité les soupçonne d’avoir effectué une répartition de marchés pour ces différents vins et spiritueux. 

En mars 2019, Marie Brizard est passé sous le contrôle total de la Cofepp, qui depuis 2015, tout comme la Copagef montait progressivement au capital de cette dernière. Dès avril 2019, les agents de l’Autorité de la concurrence ont mené des raids surprises au sein de ces entreprises afin de déterminer la véracité de leurs soupçons. Cependant, l’affaire a pris une tournure judiciaire, puisque les trois entreprises ont saisi la justice pour contester la légalité de ces raids sur le fond et la forme.