Énergie : les factures impayées augmentent fortement en 2021






7 Mars 2022

Le Médiateur national de l’Énergie tire la sonnette d’alerte : les ménages français ont de plus en plus de mal à payer leurs factures d’énergie. Une situation qui ne pourra qu’empirer en 2022 alors que l’inflation est élevée et que le budget des ménages est de plus en plus serré.


Énergie : 17% de factures impayées de plus en 2021

Pixabay/ColiN00B
Frédérique Feriaud, directrice générale des services du Médiateur national de l’énergie, était l’invitée d’Apolline de Malherbe le 7 mars 2022 sur RMC. Elle y a dévoilé en avant première les données concernant les factures impayées et les dossiers traités par ses services en 2021. Le constat est simple : le nombre de factures impayées dans le domaine de l’énergie est en forte hausse en France par rapport à 2019, année de référence.

Selon Mme Feriaud, le Médiateur national de l’énergie a traité 785.000 factures impayées sur le courant de l’année 2021. Par rapport à 2019, la hausse est conséquente : +17%. Et le risque est que la tendance se poursuive en 2022 : malgré le bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement et le chèque énergie, les prix de l’énergie sont de plus en plus élevés sur fond de tensions internationales et reprise de l’activité économique mondiale.

Vers une interdiction de la coupure du service ?

Frédérique Feriaud souligne néanmoins un effet de « rattrapage » par rapport à 2020 : «  On avait constaté une baisse l’année dernière et on s’était dit que c’était probablement une forme de trompe-l’oeil ». Mais elle s’inquiète de la situation, surtout que les fournisseurs ont toujours la possibilité de couper la fourniture d’énergie, ou de la réduire à un strict minimum souvent insuffisant pour vivre décemment. « Il y a des personnes qui n’arrivent plus à payer parce que leur consommation a augmenté, parce qu’elles n’arrivent plus à faire face, parce qu’elles ont des difficultés financières accrues ».

Le Médiateur de l’énergie demande donc que la législation évolue : « que soit mis en place un service public d’accès minimal à l’électricité » mais aussi que les coupures soient interdites, ce qui est déjà le cas pour l’eau.