Paiement fractionné : les règles vont changer






19 Octobre 2023

Le monde du crédit va encore évoluer en Europe. Le paiement fractionné, souvent désigné par "Achetez maintenant, payez plus tard" (BNPL), n'échappe pas à cette tendance. Cette méthode, qui permet d'acquérir un bien ou un service et de s'acquitter du montant en plusieurs versements, connaît un essor remarquable. Mais quels sont les changements à l'horizon ?


Le paiement fractionné est de plus en plus utilisé

Le paiement fractionné est une alternative qui offre la possibilité de payer un achat en plusieurs versements, généralement trois ou quatre. Si souvent il est proposé sans surcoût, il est primordial de s'informer sur d'éventuels frais cachés. Et cette option peut s'avérer risquée pour certains consommateurs, car elle n'est pas toujours encadrée par les règles protectrices du code de la consommation. D’un côté, cette absence de réglementation facilite son usage. Mais, de l’autre, elle risque d’augmenter les cas de surendettement des ménages.

Une directive européenne adoptée en octobre 2023 et portant sur le crédit à la consommation veut répondre à cette deuxième problématique. Elle envisage de placer le paiement échelonné sous le même chapeau que les autres formes de crédits. Les prestataires devront dévoiler des informations clés au consommateur, comme le coût total du crédit, avant de concrétiser l'accord. Et il sera obligatoire de faire une évaluation de la solvabilité du client avant toute approbation.

Des changements majeurs pour les consommateurs et les professionnels

Cette régulation apporte une lumière nouvelle sur le coût et les implications du paiement fractionné, garantissant une meilleure protection pour le consommateur. Mais la nouvelle réglementation pourrait rendre la procédure d'adhésion plus laborieuse, nécessitant davantage de détails de la part du client.

Du côté des entreprises, cette réglementation pourrait influencer le taux de conversion. La procédure d'adhésion, potentiellement plus ardue, pourrait dissuader certains clients. Et se conformer à ces directives pourrait engendrer des coûts additionnels pour les entreprises.

Reste que les entreprises et les consommateurs ont le temps de s’adapter. Adoptée en octobre 2023, la nouvelle réglementation européenne ne sera rendue obligatoire qu’à partir d’octobre 2026. Si la France n’est pas en retard comme elle l’est souvent au sujet des directives européennes.