Présidentielle 2027 : ce que prévoit David Lisnard pour la France

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David Lisnard
Présidentielle 2027 : ce que prévoit David Lisnard pour la France © www.nlto.fr

Réduction des dépenses publiques, baisse de la fiscalité de production, réforme de l’État, immigration plus restrictive, école fondée sur le mérite et fermeté contre la délinquance : David Lisnard veut placer la liberté et la rupture avec « l’étatisme » au cœur de son projet pour 2027. Le maire de Cannes, qui porte les couleurs de Nouvelle Énergie, a déclaré sa candidature le 31 mars 2026. Son programme n’est pas encore présenté sous la forme d’un catalogue intégralement chiffré, mais les orientations publiées permettent déjà d’identifier une ligne économique, institutionnelle et régalienne particulièrement marquée.

Moins de dépenses publiques et davantage de liberté économique

La philosophie générale défendue par David Lisnard et Nouvelle Énergie tient dans une expression : la « révolution de la liberté ». Elle repose sur une critique de l’étatisme et de la bureaucratie, considérés comme des facteurs du blocage français. Dans cette perspective, l’État devrait être recentré sur les missions considérées comme fondamentales, notamment la sécurité et la défense. Le projet défend parallèlement une transformation de l’action publique destinée à la rendre plus claire et plus efficace, ainsi qu’une décentralisation accrue.

Cette volonté de rupture concerne directement les finances publiques. La maîtrise des déficits et de la dette constitue l’une des priorités mises en avant par Nouvelle Énergie. Le mouvement défend une logique de retour à l’équilibre reposant notamment sur une diminution des dépenses publiques. Il critique à la fois leur progression continue et le recours durable à l’endettement pour financer l’action publique. Cette orientation est cohérente avec la remise en cause plus générale du fonctionnement actuel de l’État providence, auquel Nouvelle Énergie veut substituer une organisation profondément remaniée.

Sur le terrain économique, David Lisnard défend une baisse de la fiscalité de production, un assouplissement des règles du travail, le soutien à l’initiative privée et la réindustrialisation. Le projet repose ainsi sur l’idée que le redressement économique français doit passer par une libération plus importante de l’activité productive. Les contraintes administratives et normatives pesant sur les entreprises sont explicitement critiquées. L’objectif affiché consiste à renforcer la capacité à produire en France tout en réduisant le poids de la bureaucratie sur les acteurs économiques.

Immigration, sécurité et école : une ligne de fermeté

L’immigration constitue un autre axe important du projet. Nouvelle Énergie assume une ligne de forte restriction migratoire. Parmi les orientations présentées figurent une réduction du nombre de titres de séjour, un durcissement du regroupement familial ainsi qu’une remise en cause du caractère automatique du droit du sol. Le mouvement défend également la primauté du droit national dans le domaine migratoire. Ces orientations placent la maîtrise de l’immigration parmi les sujets régaliens majeurs de la candidature de David Lisnard.

La sécurité et la justice occupent également une place centrale. Le projet défend une politique plus ferme face à la délinquance, au narcotrafic et à l’islamisme radical. Nouvelle Énergie critique ce qu’elle considère comme un manque de fermeté dans la réponse apportée au narcotrafic, à la délinquance et à l’entrisme islamiste. Cette dimension s’intègre dans une conception plus large de l’État : celui-ci devrait réduire son intervention dans certains domaines économiques tout en se renforçant dans l’exercice de ses fonctions régaliennes.

L’école constitue le troisième pilier de cette volonté de transformation. David Lisnard et Nouvelle Énergie défendent une école reposant davantage sur l’exigence, la transmission et le mérite. Le mouvement souhaite renforcer l’autonomie des établissements et donner davantage de liberté de choix aux familles. Il critique ce qu’il qualifie d’« égalitarisme bureaucratique », auquel il attribue une partie de l’affaiblissement de l’exigence scolaire. La philosophie défendue consiste donc à accorder davantage d’autonomie aux acteurs éducatifs tout en réaffirmant l’importance de la transmission des connaissances et du mérite.

Europe, agriculture et institutions : retrouver des marges de manœuvre

Le projet de David Lisnard ne repose pas sur un rejet de l’Europe. Nouvelle Énergie la présente au contraire comme un possible levier de puissance. Mais cette conception s’accompagne d’une critique d’une Union européenne jugée excessivement technocratique et insuffisamment tournée vers la puissance. La souveraineté nationale demeure parallèlement mise en avant. La ligne consiste donc à défendre une Europe capable de renforcer la puissance de ses membres sans multiplier les contraintes bureaucratiques.

Cette logique de réduction des normes apparaît également dans le projet agricole. Nouvelle Énergie revendique une approche qualifiée de productiviste, organisée autour de la souveraineté alimentaire, de la compétitivité et de la relocalisation de la valeur ajoutée. Le mouvement souhaite diminuer les contraintes réglementaires pesant sur les agriculteurs et critique les politiques qu’il qualifie de « malthusiennes ». L’agriculture est ainsi envisagée non seulement comme une question environnementale ou territoriale, mais également comme un secteur productif participant à la souveraineté du pays.

Enfin, David Lisnard défend une réforme institutionnelle de la Ve République et une transformation du fonctionnement de l’État. Décentralisation, efficacité de l’action publique et clarification des responsabilités constituent plusieurs des principes avancés. Ces orientations s’inscrivent dans un diagnostic beaucoup plus général formulé par Nouvelle Énergie : celui d’un « déclassement français » à la fois économique, éducatif, civique et stratégique.

La ligne de David Lisnard pour 2027 apparaît ainsi relativement cohérente dans ses différents volets. Il souhaite réduire l’intervention économique et bureaucratique de l’État tout en renforçant ses fonctions régaliennes, maîtriser la dépense et la dette, libéraliser davantage l’économie, restreindre l’immigration et réaffirmer l’exigence dans le système éducatif. Il faut néanmoins conserver une précaution essentielle : les documents disponibles présentent aujourd’hui une architecture générale et plusieurs axes programmatiques, mais pas encore un programme présidentiel intégralement chiffré mesure par mesure.

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