La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé ce vendredi 4 septembre que les vagues de canicule ont causé environ 7000 décès supplémentaires en France jusqu’à fin juillet 2026. Un bilan provisoire qui s’alourdit et qui confirme la gravité d’un été exceptionnel, le plus chaud jamais enregistré depuis 1900.
Un été record et meurtrier
Le 4 septembre 2026, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé qu’environ 7000 décès supplémentaires avaient été enregistrés lors des vagues de chaleur ayant frappé la France jusqu’à fin juillet. Ce chiffre, bien que provisoire, reflète déjà l’ampleur d’une canicule meurtrière. Initialement, l’agence sanitaire nationale avait estimé à 5764 le nombre de décès supplémentaires entre le 17 juin et le 2 juillet. La mise à jour de la ministre souligne un bilan qui s’alourdit au fur et à mesure que de nouvelles données sont collectées.
Cette annonce intervient après que Météo-France a confirmé que l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900. Avec trois vagues de chaleur successives, 53 jours de températures extrêmes et 45% du territoire ayant dépassé 40°C, les records de chaleur et de mortalité se sont multipliés. Les incendies en Gironde ont également contribué à transformer cet été en catastrophe nationale.
Les plus vulnérables en première ligne
Derrière ces chiffres nationaux, certaines régions, comme l’Occitanie, ont été particulièrement affectées. Selon Santé publique France, 40 décès supplémentaires ont été enregistrés en juillet dans des départements tels que le Lot, le Gers et l’Aveyron. Au total, 1861 décès ont été constatés entre le 3 et le 22 juillet, soit une surmortalité de 2,2% par rapport aux prévisions.
Jérôme Pouey, épidémiologiste à Toulouse, souligne que la chaleur n’est qu’un facteur parmi d’autres pouvant aggraver certaines pathologies. Cependant, les professionnels de santé constatent que la chaleur touche avant tout les plus vulnérables. Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent les trois quarts des décès en excès à l’échelle nationale. Dans le Lot, la Fédération de l’ADMR a identifié 300 à 400 personnes nécessitant une attention particulière, organisant un suivi étroit pour garantir leur sécurité.
Mesures d’adaptation encore insuffisantes
Face à cette situation, le gouvernement multiplie les annonces. Fin juillet, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à Monique Barbut de proposer de nouvelles mesures pour accélérer le Plan national d’adaptation au changement climatique. Ces propositions, attendues d’ici fin septembre, incluraient un plan de financement sur cinq ans.









